Empreints, emprunts

Georges Papazoff a décidé à rompre définitivement avec la narration, après plusieurs séries (Faces – 4 ans, Rives – 10 ans et Étreintes depuis 1988).
Dans sa nouvelle série, « Empreints, Emprunts« , il travaille désormais uniquement formes et matières. La série, une fois complète, sera composée d’exactement cent œuvres.

Toutes les toiles de cette série ont été récupérées chez Emmaüs.

Dans ces repentis, Georges Papazoff exprime avant toute sa révolte et son refus d’acter de la toile made in China, fabriquée dans un contexte économique, politique, social et humain contestable, amenée jusqu’à nous à grand renfort de kérosène ou de bateaux pollueurs. Il s’agit pour lui d’entrer dans une logique de décroissance économique, mais aussi de solidarité, puisqu’une part des profits est reversé à Emmaüs. Ces toiles récupérées peuvent ainsi nourrir une action sociale vertueuse.

Du point de vue artistique, les toiles sont de toutes les qualités possibles et imaginables. Abandonnées, parfois déchirées, détendues, elles connaissent une nouvelle jeunesse.

Djo travaille alors sur les épaisseurs, les motifs et les recouvre tout en gardant leurs traces. Parfois même, en transparence ou à la volée, restent des éléments iconographiques de l’ancien sujet : une silhouette, un visage, un regard…

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