Etreintes

Des formes fantomatiques et énigmatiques se toisent, se défient, se jaugent, s’éloignent et se rejoignent.
« Fuis-moi, je te suis. Suis-moi, je te fuis ». L’humanité se réduirait-elle à notre seul rapport aux autres : ceux qu’on aime, ceux qui nous font souffrir, ceux qui nous transportent, ceux qui nous déportent ? Au début était l’inconsolable et vertigineuse liberté, puis vinrent le désir et la peur de l’ennui, suivi de près par le conflit, les heurts, les désolations, la douleur, l’amour et la haine. Surgi alors la foule pathétique de tous ceux qui vous veulent du bien : l’enfer ! 

On peut voir dans ce travail bien des réminiscences :
– la statuaire antique et ses fragments,
– les femmes méditerranéennes, masquées, cachées, enveloppées, drapées,
– les scènes bibliques des peintres de la Renaissance.

Djo, quant à lui, n’y voit que ses obsessions – les couleurs, les mouvements figés, les pas de danse esquissés, les gestuelles empruntées. Ses toiles nous parlent de l’homme, de la vie et de la mort, des questions existentielles et essentielles.

Si ses « Étreintes » peuvent surprendre, étonner, susciter des interrogations voire même du rejet, c’est qu’elles nous renvoient à nos propres angoisses, à nos incertitudes et à nos tabous lesquels, dans une société des apparences, du zapping, de la consommation et de la satisfaction immédiate des désirs, doivent être enfouis au plus profond de l’inconscient et anesthésiés dans une folie compulsive.

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